
Avec l'age, la mémoire peut devenir plus fragile. Certaines personnes ont du mal à se souvenir des prénoms, elles égarent leurs clefs, leurs lunettes, elles oublient leurs rendez-vous Le plus souvent, un manque d'attention, une dépression ou une forte anxiété sont à l'origine de ces difficultés. Toutefois, certains signes peuvent constituer les prémices d'une maladie plus grave et doivent retenir notre attention.
Toutefois, certains signes peuvent constituer les prémices d'une maladie plus grave et doivent retenir notre attention.
L'avis du psychologue
La maladie d'Alzheimer
En France, la maladie d'Alzheimer touche plus de 800 000 personnes. Il s'agit d'une affection dégénérative du système nerveux central.
Dans ce cas, les oublis concernent des séquences entières d'événements et des faits récents jugés importants. La personne présente une désorientation dans le temps et dans l'espace, des troubles du langage (aphasie), des gestes (apraxie) et de la reconnaissance (agnosie), ainsi qu'une modification du jugement et du raisonnement. Elle éprouve des difficultés dans la réalisation des activités courantes comme par exemple, la gestion du budget et des papiers, l'utilisation du téléphone, l'usage des moyens de transport ou encore la prise des médicaments.
Il existe donc un réel retentissement dans la vie quotidienne. Au niveau de l'affectivité et du comportement, on observe des sautes d'humeur, un repli sur soi, une perte d'initiative, une méfiance, des idées fixes, des troubles du sommeil, une perte d'appétit et une certaine agitation. Les différents déficits peuvent se combiner en nature ou en intensité, expliquant ainsi l'hétérogénéité des manifestations.
Le diagnostic s'appuie sur un ensemble de critères. Le médecin recueille tout d'abord auprès du patient et de son entourage les antécédents médicaux.
Ensuite, le diagnostic s'opère, par l'élimination d'autres pathologies présentant des symptômes proches, par une évaluation neuropsychologique grâce des tests comportementaux et cliniques, parfois complétée par une imagerie cérébrale (scanner) et des examens biologiques.
Actuellement, il n'existe pas de traitements qui stoppent le développement des lésions cérébrales spécifiques de la maladie d'Alzheimer ou qui la guérissent. Mais de nombreuses recherches sont en cours. Elles ont permis de découvrir des médicaments qui ralentissent l'évolution de la maladie et qui améliorent la qualité de vie des patients et de leur famille.
La maladie d'Alzheimer est la maladie neurodégénérative la plus fréquente (environ 70% des démences), mais il existe également d'autres types de démences moins connues comme par exemple, les démences vasculaires, les démences mixtes, les démences à corps de Lewy, et les démences fronto-temporales. Ces démences se distinguent par la localisation des lésions cérébrales, responsables de signes cliniques particuliers.
Les démences vasculaires
Les démences vasculaires sont non-dégénératives, elles résultent d'un accident vasculaire cérébral important (communément appelé AVC) ou d'accidents vasculaires cérébraux répétés. Elles se caractérisent par une installation soudaine et une évolution fluctuante. Les symptômes cognitifs peuvent varier et affecter à des degrés divers les différentes régions du cerveau (par exemple, le langage, la vue ou la mémoire).
Les démences mixtes
Les démences mixtes désignent l'association d'une maladie d'Alzheimer avec une démence vasculaire.
La démence à corps de Lewy
La démence à corps de Lewy se manifeste par d'importants troubles de l'attention, des hallucinations essentiellement visuelles et un état cognitif très fluctuant (périodes de confusion importantes suivies de périodes de « cohérence »). Certains symptômes peuvent ressembler à ceux de la maladie de Parkinson, tels la raideur des muscles, les tremblements et les mouvements lents. Contrairement à la maladie d'Alzheimer, les troubles de la mémoire sont rarement prédominants au début, mais ils s'aggravent par la suite.
Les démences fronto-temporales
Enfin, les démences fronto-temporales se caractérisent par des lésions situés au niveau des lobes temporal et frontal du cerveau. Elles se manifestent tout d'abord par des troubles du comportement (difficultés à moduler son comportement) et des troubles du langage (difficultés d'expression, de dénomination ou dans la signification des mots). Les troubles de la mémoire apparaissent dans un second temps.
Le conseil du psychologue
Tous les troubles de la mémoire ne doivent pas vous inquiéter. Toutefois, si vous ressentez une gêne au quotidien, il ne faut pas hésiter à consulter son médecin généraliste qui peut vous diriger si nécessaire chez un neurologue, ou à prendre rendez-vous dans une consultation mémoire à l'hôpital. Pour prévenir le vieillissement de la mémoire, il faut adopter une bonne hygiène de vie (sommeil, alimentation, activité physique) et bien prendre en charge sa santé.
Par ailleurs, beaucoup de personnes perdent la mémoire en vieillissant tout simplement parce qu'elles ne la font plus fonctionner. Il est donc essentiel de stimuler son activité intellectuelle et sociale en pratiquant, par exemple, des jeux de logique et de stratégie (scrabble, belote, bridge, jeux de dames, échecs ou encore mots croisés). Au quotidien, vous pouvez également entrainer votre mémoire en apprenant par cœur des numéros de téléphone ou en mémorisant votre liste de courses. Il est important d'éviter qu'elle ne se dégrade.
La mémoire est un bien précieux qu'il faut préserver et cultiver à tout age.
La maladie d'Alzheimer
En France, la maladie d'Alzheimer touche plus de 800 000 personnes. Il s'agit d'une affection dégénérative du système nerveux central.
Dans ce cas, les oublis concernent des séquences entières d'événements et des faits récents jugés importants. La personne présente une désorientation dans le temps et dans l'espace, des troubles du langage (aphasie), des gestes (apraxie) et de la reconnaissance (agnosie), ainsi qu'une modification du jugement et du raisonnement. Elle éprouve des difficultés dans la réalisation des activités courantes comme par exemple, la gestion du budget et des papiers, l'utilisation du téléphone, l'usage des moyens de transport ou encore la prise des médicaments.
Il existe donc un réel retentissement dans la vie quotidienne. Au niveau de l'affectivité et du comportement, on observe des sautes d'humeur, un repli sur soi, une perte d'initiative, une méfiance, des idées fixes, des troubles du sommeil, une perte d'appétit et une certaine agitation. Les différents déficits peuvent se combiner en nature ou en intensité, expliquant ainsi l'hétérogénéité des manifestations.
Le diagnostic s'appuie sur un ensemble de critères. Le médecin recueille tout d'abord auprès du patient et de son entourage les antécédents médicaux.
Ensuite, le diagnostic s'opère, par l'élimination d'autres pathologies présentant des symptômes proches, par une évaluation neuropsychologique grâce des tests comportementaux et cliniques, parfois complétée par une imagerie cérébrale (scanner) et des examens biologiques.
Actuellement, il n'existe pas de traitements qui stoppent le développement des lésions cérébrales spécifiques de la maladie d'Alzheimer ou qui la guérissent. Mais de nombreuses recherches sont en cours. Elles ont permis de découvrir des médicaments qui ralentissent l'évolution de la maladie et qui améliorent la qualité de vie des patients et de leur famille.
La maladie d'Alzheimer est la maladie neurodégénérative la plus fréquente (environ 70% des démences), mais il existe également d'autres types de démences moins connues comme par exemple, les démences vasculaires, les démences mixtes, les démences à corps de Lewy, et les démences fronto-temporales. Ces démences se distinguent par la localisation des lésions cérébrales, responsables de signes cliniques particuliers.
Les démences vasculaires
Les démences vasculaires sont non-dégénératives, elles résultent d'un accident vasculaire cérébral important (communément appelé AVC) ou d'accidents vasculaires cérébraux répétés. Elles se caractérisent par une installation soudaine et une évolution fluctuante. Les symptômes cognitifs peuvent varier et affecter à des degrés divers les différentes régions du cerveau (par exemple, le langage, la vue ou la mémoire).
Les démences mixtes
Les démences mixtes désignent l'association d'une maladie d'Alzheimer avec une démence vasculaire.
La démence à corps de Lewy
La démence à corps de Lewy se manifeste par d'importants troubles de l'attention, des hallucinations essentiellement visuelles et un état cognitif très fluctuant (périodes de confusion importantes suivies de périodes de « cohérence »). Certains symptômes peuvent ressembler à ceux de la maladie de Parkinson, tels la raideur des muscles, les tremblements et les mouvements lents. Contrairement à la maladie d'Alzheimer, les troubles de la mémoire sont rarement prédominants au début, mais ils s'aggravent par la suite.
Les démences fronto-temporales
Enfin, les démences fronto-temporales se caractérisent par des lésions situés au niveau des lobes temporal et frontal du cerveau. Elles se manifestent tout d'abord par des troubles du comportement (difficultés à moduler son comportement) et des troubles du langage (difficultés d'expression, de dénomination ou dans la signification des mots). Les troubles de la mémoire apparaissent dans un second temps.
Le conseil du psychologue
Tous les troubles de la mémoire ne doivent pas vous inquiéter. Toutefois, si vous ressentez une gêne au quotidien, il ne faut pas hésiter à consulter son médecin généraliste qui peut vous diriger si nécessaire chez un neurologue, ou à prendre rendez-vous dans une consultation mémoire à l'hôpital. Pour prévenir le vieillissement de la mémoire, il faut adopter une bonne hygiène de vie (sommeil, alimentation, activité physique) et bien prendre en charge sa santé.
Par ailleurs, beaucoup de personnes perdent la mémoire en vieillissant tout simplement parce qu'elles ne la font plus fonctionner. Il est donc essentiel de stimuler son activité intellectuelle et sociale en pratiquant, par exemple, des jeux de logique et de stratégie (scrabble, belote, bridge, jeux de dames, échecs ou encore mots croisés). Au quotidien, vous pouvez également entrainer votre mémoire en apprenant par cœur des numéros de téléphone ou en mémorisant votre liste de courses. Il est important d'éviter qu'elle ne se dégrade.
La mémoire est un bien précieux qu'il faut préserver et cultiver à tout age.
Leatitia Amaury-Abello - Psychologue
Conseil de lecturePsychologie du vieillissement, Ed Dunod, 2007 – R. FontaineConseil de site
Quel jour somme-nous la maladie d'Alzheimer jour après jour, Ed Chiron, 2008 – F. Le Bourhis
http://www.francealzheimer.org/Posez vos questions
http://www.plan-alzheimer.gouv.fr/
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