
Depuis 1973, l'homosexualité n'est plus considérée par l'O.M.S (ni même le DSM IV) comme une maladie mentale, mais comme une préférence sexuelle.
Encore que cette dénomination pose quelques problèmes et reste équivoque, car en matière de psychologie, parler de préférence renvoie à la question du choix, or choisit-on vraiment d'être homosexuel ou hétérosexuel? Est-ce qu'on le devient? L'est-on de naissance? Le problème est épineux et les théories sont autant diverses que contradictoires.
L'avis du psychologue
Le vrais problème et la vraie difficulté lorsque l'on est homosexuel est peut-être la différence sociale. En effet, c'est la différence qui fait souffrir, qui fait que l'on se pose des questions. Quand on est comme la majorité du groupe, finalement, ça rassure et ça protège et ça pose moins de problèmes. Avant toute chose, la personne homosexuelle aura donc à se familiariser avec sa différence, et surtout (tenter de) l'assumer. Au regard de la psychologie elle devra faire les deuils nécessaires, à savoir le deuil de ne pas être l'enfant « rêvé » de ses parents, celui de ne jamais avoir d'enfants (en tout cas selon les modes de procréation non assisté), celui d'avoir un certain type de relation avec son entourage... Cette difficulté psychologique à assumer sa différence dans un groupe va amener les homosexuels à se retrouver entre eux, à former leur propre groupe social au sein duquel cette différence marquera leur identité sexuelle et ne sera plus pointée comme un problème, voire même revendiquée. Cette communauté homosexuelle peut être vécue comme un problème, une sorte de ghetto social où l'individu se fonde dans le groupe afin de nier les différences en tout cas concernant au moins sa sexualité.
Être ou ne pas être homosexuel, de nos jours, questionne la notion de normalité.
Mais qu'est-ce qu'être normal? Adopter les façons de faire, d'aimer, de penser du plus grand nombre ou être fidèle à soi-même, à son identité sexuelle, à sa psychologie, ne pas trahir ses désirs et ses aspirations, ne pas tricher. Sur le plan de la psychologie de l'individu l'essence de la normalité se trouve là.
Choisir d'assumer son homosexualité dépend avant tout de soi. Aller consulter un médecin, un psychologue (ou un autre professionnel de la relation d'aide) peut être une aide. L'objectif d'une thérapie, d'un travail psychothérapeutique n'est pas tant d'affirmer le choix de sa sexualité - son homosexualité ou de « rester » hétérosexuel, mais d'être enfin en paix avec soi et accepter qui l'on est vraiment.
L'homosexualité est une façon d'être, pas de faire. Elle va bien au-delà d'une simple pulsion. On ne guérit pas de l'homosexualité avec une thérapie, car cela n'est pas une maladie ou un « penchant » qui peut se corriger. C'est un état de fait dans la psychologie de la personne,aussi, elle se doit de l'accepter si elle veut pouvoir trouver un équilibre psychologique
.
Depuis quelques temps, on évoque les « coming out » comme des actes d'annonce officielle de son homosexualité. Or, même si en matière de psychologie la personne homosexuelle peut ressentir un souffle de liberté de pouvoir enfin déclarer au grand jour qui elle est vraiment dans son identité sexuelle et sa sexualité, sans plus avoir le problème de se cacher ou donner le change auprès de ses proches, cela est-il « normal » de devoir justifier l'injustifiable? Les « hétéros » font-ils eux aussi des annonces officielles de ce qui caractérise leur identité sexuelle et leur sexualité.
Le conseil du psychologue
On peut associer ces coming out à des sortes de prêches ou de mea culpa officiels portant à la connaissance des proches son identité sexuelle et son choix de sexualité . Ce genre d'officialisation est peut-être une façon de levée une partie des problèmes mais surtout l'équivoque pour que les doutes ou les accusations des proches cessent et permettre alors à la personne homosexuelle de vivre enfin sans le poids psychologique du regard interrogatif de ses proches. C'est peut-être aussi une façon de dédramatiser les choses et de ne plus faire de l'homosexualité un tabou.
Comprendre l'homosexualité – Ed Robert Laffont, 1999 – M. Castaneda
Des aveux, Ed Albin Michel, 2002 – G. Latour de Mossart, B. Canuel
Posez vos questions
En tout anonymat et confidentialité
L'avis du psychologue
Le vrais problème et la vraie difficulté lorsque l'on est homosexuel est peut-être la différence sociale. En effet, c'est la différence qui fait souffrir, qui fait que l'on se pose des questions. Quand on est comme la majorité du groupe, finalement, ça rassure et ça protège et ça pose moins de problèmes. Avant toute chose, la personne homosexuelle aura donc à se familiariser avec sa différence, et surtout (tenter de) l'assumer. Au regard de la psychologie elle devra faire les deuils nécessaires, à savoir le deuil de ne pas être l'enfant « rêvé » de ses parents, celui de ne jamais avoir d'enfants (en tout cas selon les modes de procréation non assisté), celui d'avoir un certain type de relation avec son entourage... Cette difficulté psychologique à assumer sa différence dans un groupe va amener les homosexuels à se retrouver entre eux, à former leur propre groupe social au sein duquel cette différence marquera leur identité sexuelle et ne sera plus pointée comme un problème, voire même revendiquée. Cette communauté homosexuelle peut être vécue comme un problème, une sorte de ghetto social où l'individu se fonde dans le groupe afin de nier les différences en tout cas concernant au moins sa sexualité.
Être ou ne pas être homosexuel, de nos jours, questionne la notion de normalité.
Mais qu'est-ce qu'être normal? Adopter les façons de faire, d'aimer, de penser du plus grand nombre ou être fidèle à soi-même, à son identité sexuelle, à sa psychologie, ne pas trahir ses désirs et ses aspirations, ne pas tricher. Sur le plan de la psychologie de l'individu l'essence de la normalité se trouve là.
Choisir d'assumer son homosexualité dépend avant tout de soi. Aller consulter un médecin, un psychologue (ou un autre professionnel de la relation d'aide) peut être une aide. L'objectif d'une thérapie, d'un travail psychothérapeutique n'est pas tant d'affirmer le choix de sa sexualité - son homosexualité ou de « rester » hétérosexuel, mais d'être enfin en paix avec soi et accepter qui l'on est vraiment.
L'homosexualité est une façon d'être, pas de faire. Elle va bien au-delà d'une simple pulsion. On ne guérit pas de l'homosexualité avec une thérapie, car cela n'est pas une maladie ou un « penchant » qui peut se corriger. C'est un état de fait dans la psychologie de la personne,aussi, elle se doit de l'accepter si elle veut pouvoir trouver un équilibre psychologique
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Depuis quelques temps, on évoque les « coming out » comme des actes d'annonce officielle de son homosexualité. Or, même si en matière de psychologie la personne homosexuelle peut ressentir un souffle de liberté de pouvoir enfin déclarer au grand jour qui elle est vraiment dans son identité sexuelle et sa sexualité, sans plus avoir le problème de se cacher ou donner le change auprès de ses proches, cela est-il « normal » de devoir justifier l'injustifiable? Les « hétéros » font-ils eux aussi des annonces officielles de ce qui caractérise leur identité sexuelle et leur sexualité.
Le conseil du psychologue
On peut associer ces coming out à des sortes de prêches ou de mea culpa officiels portant à la connaissance des proches son identité sexuelle et son choix de sexualité . Ce genre d'officialisation est peut-être une façon de levée une partie des problèmes mais surtout l'équivoque pour que les doutes ou les accusations des proches cessent et permettre alors à la personne homosexuelle de vivre enfin sans le poids psychologique du regard interrogatif de ses proches. C'est peut-être aussi une façon de dédramatiser les choses et de ne plus faire de l'homosexualité un tabou.
Albanne Fournier - Psychologue
Conseil de lectureComprendre l'homosexualité – Ed Robert Laffont, 1999 – M. Castaneda
Des aveux, Ed Albin Michel, 2002 – G. Latour de Mossart, B. Canuel
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