
De l'enfance au début de la puberté, la femme est dans une phase de découverte et de construction de son schéma psycho-sexuel.
A l'adolescence, étape de construction par ressentis pulsionnels sexuels, les pratiques masturbatoires, ses propres érections et sécrétions vaginales vont permettre à la jeune femme de poursuivre l'appropriation de son corps, et, la découverte par projection du fonctionnement du sexe opposé.
L'avis du psychologue
Très tôt, la jeune femme dans « Je » psycho-sexuel en construction et le jeu de la découverte par expérimentation découvre son clitoris comme un objet actif de satisfaction de son plaisir. Elle se rend compte que, lors de pulsions sexuelles, cette partie de son corps, irradie de sensations ses autres parties génitales. Le clitoris comme zone érogène devient alors un élément incontournable à la masturbation et par ses effets stimulant et apaisant, permet à la femme de mieux connaître et comprendre son corps génital.
Dans cette phase de développement :
- le vécu pulsionnel, la découverte égocentrique des désirs et des plaisirs sexuels, se fait cacher
- la jeune femme investit de façon interchangeable et inter changée les deux rôles féminin et masculin.
La peur d'être surprise dans les pratiques masturbatoires induit, tout comme chez l'homme, un fort sentiment de culpabilité et de ressenti psycho-sexuel angoissant qui lui faudra, entre autre, dépasser pour se réaliser en tant qu'adulte.
Après cette période égocentrique, comme pour son homologue masculin, poussée par la rencontre et la découverte de nouveaux courants sensuels la jeune femme prendra une orientation vers l'objet étranger. Consciente de son fonctionnement génital la jeune femme se tourne alors vers une sexualité vaginale sans se détourner de sa sexualité primaire clitoridienne (sexualité passive) et porte une attention particulière au pénis de l'homme. Dans la continuité de sa recherche d'explications quant à la différence sexuelle, la femme au cours de son vécu de la sexualité adulte, est en quête d'un prolongement de son organe. L'acte de pénétration peut représenter une possibilité de s'approprier le pénis de l'homme et de vivre une fusion pyscho-sexuelle des deux sexes. La recherche du plaisir vaginal dans le cas présent est la dominance.
« Ressentir en moi ce qui me manque, fantasme d'une toute puissance phallique ».
Le conseil du psychologue
Comme nous le rappel M.HOUSER « La femme vraiment génitale trouve son plaisir à entourer activement le pénis sans angoisse, sans peur de l'engloutir ou de le détruire, ni de châtrer son compagnon »
L'épanouissement sexuel chez la femme se fait, entre autre, par le dépassement du complexe de castration.
Totem et tabou -Ed Payot, 2001 – S.FreudPosez vos questions
Trois essais sur la théorie de la sexualité - Ed Gallimard, 1962– S.Freud
Histoire de la sexualité- Tome 2- L'usage des plaisirs - Ed. Gallimard, 1997– Michel Foucault
La sexualité féminine, la libido génitale et son destin féminin, Ed Galimard 2006 - F.Dolto, M.Djeribi, E. Kouki
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