
Le fait de manger est un acte naturel, innée, c'est à dire qu'il ne s'apprend pas. C'est un acte lié à la culture
(il y a autant de façon et de forme de s'alimenter qu'il y a de cultures).
C'est un acte de vie, de survie pour certains, qui nécessite d'accepter d'être dépendant pour être libre.
Ce sera d'ailleurs un paradoxe à gérer dont il sera souvent question tout au long de la vie.
L'avis du psychologue
Manger est un acte de confiance. Le bébé tête le sein de sa mère en toute confiance, il sent, il sait que sa nourriture est bonne et qu'il en a besoin. A l'inverse un bébé ne boira pas un biberon qu'il trouve suspect.
Mais qu'en est-il du goût chez l'enfant
Autant l’acte de manger pour l'enfant est un acte inné (succion, déglutition, mâcher…), autant l’enfant aura tout un apprentissage à faire autour du goût.
Cette période qu’on appelle « néophobie » (peur de ce qui est nouveau) se situe entre plus ou moins 3 et 7 ans et perturbe toujours beaucoup les parents qui sont souvent inquiets et désarmés face à un enfant qui ne mange pas (ce que les enfants ont bien compris et utilisent comme « arme » d’affirmation et de négociation).
Le conseil du psychologue
• Maintenir les propositions d'alimentation variée : un légume et un féculent sans forcer votre enfant à manger coûte que coûte les légumes, goûter pour l'enfant est parfois déjà une victoire qu'il faut savoir savourer
• Manger en jouant avec les aliments et laisser aller son imagination (on compte, on fait l'avion avec le cuillère...)
• Mélanger quelques légumes dans les purées de pomme de terre
• Choisir des pâtes aux légumes, aux couleurs variées
• Faire participer l'enfant à la préparation des repas
Conseil de lecture
Je cuisine avec mon enfant- Ed Solar, 2006 - collectif
Génial, je cuisine avec maman – Ed Minerva, 2004 - Nathalie Valmary, Laurence Mouton
Génial on popote avec papa -Ed Minerva, 2004 - Nathalie Valmary
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