
FAUT-IL VIVRE SES FANTASMES?
PREAMBULE: NOUS NE TRAITONS DANS CET ARTICLE QUE LES FANTASMES
NON
PATHOLOGIQUES RESPECTANT LES REGLES SUIVANTES
Imaginés et /ou réalisés obligatoirement avec des personnes majeures, totalement volontaires et consentantes
Mettant pas en cause la liberté individuelle (pas exercer dans la soumission, la servitude, la contrainte et donnant la liberté totale de rétraction sans argumentation)
Mettant pas en danger physiquement et psychologiquement l'autre
Mettant pas en cause la liberté individuelle (pas exercer dans la soumission, la servitude, la contrainte et donnant la liberté totale de rétraction sans argumentation)
Mettant pas en danger physiquement et psychologiquement l'autre
RAPPEL THEORIQUE
Au son de la psychologie vue par Freud, le fantasme est une représentation, un scénario imaginaire, psychologie du conscient (rêverie), psychologie du pré conscient ou de l'inconscient, qui implique un ou plusieurs personnages et qui met en scène de façon plus ou moins déguisée un désir.
Le fantasme est à la fois effet du désir archaïque inconscient et matrice des désirs, conscients, inconscients et actuels.
Les fantasmes archaïques inconscients d'une personne cherchent une réalisation au moins partielle dans la vie concrète de la personne. Ainsi, ils transforment les perceptions et les souvenirs, ils sont à l'origine en matière de psychologie des rêves, des lapsus et des actes manqués, ils induisent les actes masturbatoires, ils s'expriment dans les rêveries diurnes, ils cherchent à s'actualiser de façons déguisées par les choix professionnels, relationnels, dans la sexualité et la vie affective de la personne.
Au son de la psychologie vue par Freud, le fantasme est une représentation, un scénario imaginaire, psychologie du conscient (rêverie), psychologie du pré conscient ou de l'inconscient, qui implique un ou plusieurs personnages et qui met en scène de façon plus ou moins déguisée un désir.
Le fantasme est à la fois effet du désir archaïque inconscient et matrice des désirs, conscients, inconscients et actuels.
Les fantasmes archaïques inconscients d'une personne cherchent une réalisation au moins partielle dans la vie concrète de la personne. Ainsi, ils transforment les perceptions et les souvenirs, ils sont à l'origine en matière de psychologie des rêves, des lapsus et des actes manqués, ils induisent les actes masturbatoires, ils s'expriment dans les rêveries diurnes, ils cherchent à s'actualiser de façons déguisées par les choix professionnels, relationnels, dans la sexualité et la vie affective de la personne.
L'avis du psychologue
Il y a ainsi, au regard de la psychologie, un rapport étroit entre fantasme et désir, mais pas forcément entre le fantasme et les événements réels.
Sur le plan de la sexualité, déclencher un désir dans le corps en psychologie, passe sans aucun doute par une excitation mentale. Le fantasme en psychologie est un peu comme la partition que suivent les instruments de musique. L'imaginaire coordonne obligatoirement la « préméditation » de l'acte. C'est parce que l'on est capable de spéculer en matière de sexualité sur le plaisir à venir, d'anticiper sur les réactions et la complicité du partenaire que l'individu a envie de passer à l'acte.
Les fantasmes respectant les conditions citées en préambule sont tous normaux, même ceux que l'on peut trouver peu glorieux, humiliants, voire effrayants. Il n'y a pas au regard de la psychologie de culpabilité et de problèmes de les avoir.
Le fantasme n'est pas maîtrisable, il s'impose à la personne. Les fantasmes restent du domaine de la psychologie de l'imaginaire, de l'intime, en ce sens ils ne dérangent personne. Leur seule fonction est de créer sur le plan de la sexualité du couple de l'excitation. On n'est pas une mauvaise personne si on a des fantasmes que la morale ou même la société réprimande. Les personnes qui font une analyse ou une thérapie en découvrent parfois le sens, mais ce n'est pas une obligation ou un passage obligé pour la résolution de maux.
En psychologie, une vie fantasmatique riche et positive et plus satisfaisante quels que soient les fantasmes (condition de normalité obligatoire).
Dans la sexualité le fantasme va alimenter le comportement symbolique, il pourra y avoir une mise en acte « douce » de celui-ci. Celui qui « rêve » dans sa sexualité de supplices sado-masochistes dans sa tête va se satisfaire, dans la réalité, en demandant à sa partenaire de porter un collier de cuir (signe de soumission) ou des accessoires excitants (bas résilles, talons aiguilles...).
Occasionnellement le couple dans sa sexualité peut s'essayer à des pratiques différentes lorsque l'occasion s'y prête (triolisme, échangisme...), qu'une rencontre le favorise, mais tant que ceci n'est pas fondamental et exclusif à la jouissance, ces pratiques n'ont rien de pathologiques.
En matière de psychologie de la sexualité il y a réellement une déviation pathologique, lorsque la personne, pour obtenir de l'excitation, est forcée de mettre en œuvre un certain type de scénario (fétichisme, sadomasochisme, frotteurisme...) qui l'enferme dans un comportement sexuel exclusif et un fonctionnement psychique associé.
En matière de psychologie de la sexualité la réalisation d'un fantasme revête un certain danger lorsque lors du passage à l'acte il y a déviation et/ou perte de contrôle d'un des deux partenaires ou des partenaires (ex : passage à l'acte pouvant entraîner la mort dans certaine pratique sado-masochiste)
Les fantasmes respectant les règles citées en préambule ont leur utilité. Au regard de la psychologie ils sont un peu comme les caresses du psychisme. Ils sont dans le couple ce que les préliminaires sont au corps. Ils permettent d'apprivoiser des situations et des comportements que l'on pensent difficiles à maîtriser. Dans le fantasme, la personne et parfois le couple s'autorise à penser, à dire ou à visualiser mentalement tout ce qui dans la réalité paraît impensable, impossible à tester.
De plus les fantasmes, comme les rêves, permettent en matière de sexualité de libérer des tensions sexuelles inassouvies. Néanmoins, les fantasmes ne sont pas faits pour être réalisés mais seulement pour fabriquer de l'excitation et éveiller la sexualité. Avoir envie de mettre en acte un fantasme peut avoir le problème et la conséquence de se rendre compte que le plaisir ressenti était uniquement de l'ordre d'une excitation mentale et non physique.
Tout comme les fantasmes font parties du jardin secret, ils n'ont pas d'obligations à être avoués même dans le couple.
Le conseil du psychologue
Il y a ainsi, au regard de la psychologie, un rapport étroit entre fantasme et désir, mais pas forcément entre le fantasme et les événements réels.
Sur le plan de la sexualité, déclencher un désir dans le corps en psychologie, passe sans aucun doute par une excitation mentale. Le fantasme en psychologie est un peu comme la partition que suivent les instruments de musique. L'imaginaire coordonne obligatoirement la « préméditation » de l'acte. C'est parce que l'on est capable de spéculer en matière de sexualité sur le plaisir à venir, d'anticiper sur les réactions et la complicité du partenaire que l'individu a envie de passer à l'acte.
Les fantasmes respectant les conditions citées en préambule sont tous normaux, même ceux que l'on peut trouver peu glorieux, humiliants, voire effrayants. Il n'y a pas au regard de la psychologie de culpabilité et de problèmes de les avoir.
Le fantasme n'est pas maîtrisable, il s'impose à la personne. Les fantasmes restent du domaine de la psychologie de l'imaginaire, de l'intime, en ce sens ils ne dérangent personne. Leur seule fonction est de créer sur le plan de la sexualité du couple de l'excitation. On n'est pas une mauvaise personne si on a des fantasmes que la morale ou même la société réprimande. Les personnes qui font une analyse ou une thérapie en découvrent parfois le sens, mais ce n'est pas une obligation ou un passage obligé pour la résolution de maux.
En psychologie, une vie fantasmatique riche et positive et plus satisfaisante quels que soient les fantasmes (condition de normalité obligatoire).
Dans la sexualité le fantasme va alimenter le comportement symbolique, il pourra y avoir une mise en acte « douce » de celui-ci. Celui qui « rêve » dans sa sexualité de supplices sado-masochistes dans sa tête va se satisfaire, dans la réalité, en demandant à sa partenaire de porter un collier de cuir (signe de soumission) ou des accessoires excitants (bas résilles, talons aiguilles...).
Occasionnellement le couple dans sa sexualité peut s'essayer à des pratiques différentes lorsque l'occasion s'y prête (triolisme, échangisme...), qu'une rencontre le favorise, mais tant que ceci n'est pas fondamental et exclusif à la jouissance, ces pratiques n'ont rien de pathologiques.
En matière de psychologie de la sexualité il y a réellement une déviation pathologique, lorsque la personne, pour obtenir de l'excitation, est forcée de mettre en œuvre un certain type de scénario (fétichisme, sadomasochisme, frotteurisme...) qui l'enferme dans un comportement sexuel exclusif et un fonctionnement psychique associé.
En matière de psychologie de la sexualité la réalisation d'un fantasme revête un certain danger lorsque lors du passage à l'acte il y a déviation et/ou perte de contrôle d'un des deux partenaires ou des partenaires (ex : passage à l'acte pouvant entraîner la mort dans certaine pratique sado-masochiste)
Les fantasmes respectant les règles citées en préambule ont leur utilité. Au regard de la psychologie ils sont un peu comme les caresses du psychisme. Ils sont dans le couple ce que les préliminaires sont au corps. Ils permettent d'apprivoiser des situations et des comportements que l'on pensent difficiles à maîtriser. Dans le fantasme, la personne et parfois le couple s'autorise à penser, à dire ou à visualiser mentalement tout ce qui dans la réalité paraît impensable, impossible à tester.
De plus les fantasmes, comme les rêves, permettent en matière de sexualité de libérer des tensions sexuelles inassouvies. Néanmoins, les fantasmes ne sont pas faits pour être réalisés mais seulement pour fabriquer de l'excitation et éveiller la sexualité. Avoir envie de mettre en acte un fantasme peut avoir le problème et la conséquence de se rendre compte que le plaisir ressenti était uniquement de l'ordre d'une excitation mentale et non physique.
Tout comme les fantasmes font parties du jardin secret, ils n'ont pas d'obligations à être avoués même dans le couple.
Le conseil du psychologue
Assumer son imaginaire sexuel pose parfois problème et n'est pas toujours simple, mais il n'est honteux en aucun cas.
Chaque fantasme sexuel est complexe et singulier à la psychologie de la personne, et donc toujours à interpréter dans le contexte d'une histoire personnelle.
Ainsi, il semble important de ne jamais s'attacher au sens premier et à ce qu'il donne à voir au premier abord, le sens étant bien souvent plus complexe qu'il n'y paraît.
La réalisation dans la sexualité d'un fantasme peut donc comporter plusieurs risques :
Chaque fantasme sexuel est complexe et singulier à la psychologie de la personne, et donc toujours à interpréter dans le contexte d'une histoire personnelle.
Ainsi, il semble important de ne jamais s'attacher au sens premier et à ce qu'il donne à voir au premier abord, le sens étant bien souvent plus complexe qu'il n'y paraît.
La réalisation dans la sexualité d'un fantasme peut donc comporter plusieurs risques :
Celui d'être déçu et de se rendre compte que physiquement le plaisir ressenti n'est pas à la hauteur du plaisir fantasmé,Mais dans la sexualité d'un couple le réalisation (organisée et cadrée) de fantasmes réalisables (respectant les règles citées en préambule) et ne revêtant pas un caractère fondamental et exclusif à la jouissance, peut permettre une certaine excitation du désir et enrichir la vie sexuelle d'un couple.
Celui de déviation vers un autre fantasme et ainsi créer une escalade non maîtrisée,
Celui de perte de contrôle pendant l'acte
Albanne Fournier - Psychologue-
Conseil de lecture
Du fantasme au réel T.9 – Ed Eres, 2008 - Collectif
La sexualité des femmes n'est pas celle des magazines, Ed La Martinière, 2004 - C. BLANC, sexologue
Leçons psychanalytiques sur les fantasmes, Ed Anthropos, 2007- P.L.ASSOUN
Rêves de femmes : faut-il oser les fantasmes, Ed Leduc, 2005 - S. CADALEN
