Célèbre auteur des monologues du vagin (un incontournable, surtout à voir au théâtre!
Pour un autre regard sur la femme, à la fois tendre, comique, incisif, percutant!), au travers d'un corps parfait, Eve Ensler nous décrit le parcours de différentes femmes et la relation qu'elles entretiennent avec leur propre corps.
Dans cette société où la femme se doit d'être parfaite, ce livre interroge sur la façon que chacune a d'investir son propre corps. Le chemin de vie de ces femmes témoigne de l'impact de l'expérience de chacune sur sa façon d'appréhender son corps, tyrannie, obsession, indulgence, laisser-aller, emprise, violence... tant d'émois qui signent bien le corps comme le témoin d'une culture, d'une époque, d'une manière de penser. En deçà de l'apparence, c'est bien la question de notre rapport à soi, mais aussi à l'autre et au monde en général dont il est question au travers de notre corps ; et qui renvoie toujours à l'amour (vais-je être aimée avec mon ventre bedonnant?), à la sexualité (ma cellulite est-il un frein au plaisir?), à la féminité (faut-il faire un 36 pour être une femme?), à la maternité, à son identité. La préoccupation majeure des femmes avant même la guerre, la famine ou toute autre misère dans le monde est de perdre du poids, qui selon elles est le seul frein au bonheur. Toutes ont en elles une (ou plusieurs) parties de leur corps, réceptacle de toutes leurs imperfections.
Ce livre est une façon de se détourner de son nombril, tout en étant plus proche et à l'écoute de soi. Il permet, par son humour de ne plus être le bourreau de soi-même et de se libérer des diktats sociaux, « trouver le moyen de survivre sans être mince ou parfaite ».
