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Accueil LA UNE Votre UNE Dossier spécial mincir: JEUX DE CORPS ET D'ESPRIT QUAND MA TETE DIRIGE MON CORPS:Allez, encore une bouchée? Rien qu'une, juste pour le plaisir!

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LE PORTAIL EN PSYCHOLOGIE : A LA UNE

QUAND MA TETE DIRIGE MON CORPS:Allez, encore une bouchée? Rien qu'une, juste pour le plaisir!

Peux-t-on encore manger et se faire plaisir sans être taxée de «boulimique», de gourmande invétérée qui va encore stocker tout ces furtifs plaisirs sur les hanches?

Manger est-il seulement un acte de nutrition se résumant à l'incorporation d'énergie pour que notre corps fonctionne? Si tel est le cas, pourquoi ne pas s'en tenir à ingurgiter des petites pilules nutritives qui correspondraient à nos besoins énergétiques quotidiens? Ce serait enfin la solution idéale anéantissant tous les régimes aberrants et enrayant ainsi les problèmes d'obésité grandissant dans nos sociétés modernes.

Est-ce si simple?

Quand on se penche un peu sur nos premières expériences nutritives, on repère bien tout le plaisir que le bébé a à téter, pas seulement parce que l'incorporation de nourriture calme sa faim, mais aussi et surtout parce que cet acte génère en lui du plaisir dans la succion, du plaisir dans le contact avec sa mère, dans ce corps à corps si chaud, doux et réconfortant. Et ce jeune enfant en pleurs à qui on propose un bonbon pour le réconforter ou nos proches hospitalisés à qui on apporte des petites douceurs. Notre corps a bien mémorisé ces expériences d'échanges alimentaires, et ce qu'on ne peut transmettre par des mots, des gestes, nous essayons de les dire par un échange de nourriture. n'avez-vous jamais foncer sur une tablette de chocolat après une journée harassante, histoire de vous accorder un petit réconfort ? Ne ressentez-vous pas une meilleure sensation de plénitude après un repas agréable composé de mets qui vous plaisent, plutôt qu'un simple sandwich composé de pain rassis et d'un «vulgaire» pâté industriel pris à la va-vite entre deux rendez-vous?

Le plaisir votre meilleur allié

La question de plaisir semble donc faire partie intégrante de notre façon de se nourrir. Alors pourquoi se priver de ce plaisir là ? Pour une question d'équilibre? Mais le plaisir n'a jamais fait grossir personne. Par contre l'absence de plaisir et la culpabilité à en ressentir, très certainement!

Faites l'essai : deux carreaux de chocolat noir appréciés et dégustés lentement (en s'accordant du temps et le droit légitime de le faire) en ressentant toutes les sensations qu'ils vont vous apporter (texture, saveur, fondant, croquant... en bouche mais aussi tout au long de la dégustation) ne vous apporteront au grand maximum qu'une centaine de calories (sachant qu'à elle seule, la digestion a besoin de 200 calories!), le calcul semble vite fait pour se dire que ces 5 minutes de plaisir n'auront aucune incidence sur les hanches de ces dames mais seront par contre source de satisfaction. En effet, ce temps là sera un temps consacré à soi-même, en pleine conscience, qui va nourrir la personne de réconfort et d'attention. La même situation, mais, a contrario, en culpabilisant fera que la personne ne pourra s'arrêter après ces deux carreaux de chocolat. Tout simplement, parce qu'elle sera tellement obnubilée par l'écart qu'elle fait et qui va lui faire prendre du poids, qu'elle va se nourrir de pensées négatives à son encontre (« je suis nulle», «je suis bonne à rien», «pas fichue de suivre mon régime que je m'impose depuis 1 mois et qui ne m'a fait perdre que 600 grammes»...) et que bien évidemment elle n'aura pas pu être à l'écoute du plaisir gustatif et sensoriel qu'auraient pu lui apporter ces deux délicieux carreaux de chocolat. Du coup, elle en aura encore envie. Et puis de toute façon, elle va se dire que quitte à avoir fait un écart, autant que ça en vaille le coup. Et c'est la tablette qui y passera. D'autant plus qu'elle préférera faire disparaître toute nouvelle tentation et se débarrasser sur le champ de cette «maudite» tablette en la finissant sur le champ. Total de l'opération : plus de 500 calories, qui n'ont même pas eu l'effet escompté (à savoir générer un peu de plaisir et se nourrir de réconfort!!) et qui, ce qui est bien plus dommageable, va écorner la vision que la personne a d'elle-même et renforcer la faible estime qu'elle s'accorde.

Qui n'a pas déjà vécu ce scénario catastrophe?

Alors, arrêtons de nous maltraiter? Du plaisir accordé au quotidien évite frustration et contrariété. Et comme on le dit souvent :«il n'y a pas de mal à se faire du bien!», certes, et ce, sans culpabiliser mesdames!

 
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