
L'avis du psychlogue
Ce qui au premier abord ne constitue qu’un divertissement, une façon de vivre avec son temps pour nos enfants ou ados peu à terme devenir un véritable problème de psychologie de l'addiction. Cela peut répondre à un désir psychologique conscient voire inconscient pour l'enfant ou l'ado de fuir l’Autre, de s’éloigner d’une réalité qui peut sembler pesante pour l'adolescent, notamment à un moment de sa vie ou les problèmes de remaniement du corps et de l’esprit peuvent impliquer une véritable remise en question, des doutes sur soi-même et induire parfois un certain mal-être psychologique.
Dans un tel contexte, l'enfant ou le jeune ado en construction va souvent réduire sa vision du monde à des représentations orientées par les idéologies dominantes. Ses rapports et échanges sociaux avec le monde réel vont alors s’en trouver réduits jusqu’à être parfois inexistants, enfermant l'enfant ou l'ado sur le plan psychologique dans un véritable monde virtuel.
Sur le plan psychologique la rupture des liens sociaux et affectifs ainsi que la difficulté à communiquer avec l’entourage sont aussi des aspects significatifs de cette forme d’addiction. Les contacts virtuels que l'enfant ou l'ado va créer vont suffire à satisfaire son besoin de relation.
Il est aussi possible, dans certains cas extrêmes, de constater un problème de perte de poids chez les enfants et adolescents concernés.
Le conseil du psychlogue
Il est important d’aider ces enfants et ados à prendre conscience qu’ils ont une vraie valeur pour les personnes qui l’entourent.
Cela passe par une certaine restauration psychologique de leur estime d’eux-mêmes et par leur réinvestissement dans d’autres secteurs d’activités au travers desquels ces enfants et ados pourront acquérir une reconnaissance. L’aspect rassurant de l’interface numérique doit laisser place à une réalité bien plus enrichissante. Ces conduites peuvent aussi refléter de véritables difficultés familiales et il convient alors d'amener le jeune à consulter un spécialiste afin de l'aider à sortir de cet enfermement.
Face à cette forme d'addiction il est recommandé d'aider ces jeunes à développer leurs centres d'intérêt, leurs activités afin que le jeu ou Internet ne constitue qu'une distraction parmi d'autres.
L'état est conscient des risques de la cyberdépendance comme le montre le rapport de Anne-Marie Payet, le phénomène addictif, mieux le connaître pour mieux le combattre, déposé le 23 juillet 2008, toutefois les nombreuses questions relatives à cette préoccupation sont restées sans réponse.
Qui a peur des jeux vidéo ? Ed Albin Michel, 2008 - Serge TISSERON avec la collaboration d’Isabelle GRAVILLON
http://www.senat.fr/rap/r07-487/r07-487_mono.htmlPosez vos questions
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